9 h 30 – 10 h 30 | Trajectoire SCPD en France :
défis actuels et pistes d’amélioration

Conférencière

Dre Maria E. Soto-Martin
Dre Maria E. Soto-MartinGériatre, Unité Aiguë Alzheimer, Équipe Régionale Vieillissement et Prévention de la Dépendance
Gérontopôle, Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, France

Notes biographiques

Dre Maria-Eugenia Soto dirige l’Unité de Soins Aigus Alzheimer du Service de Médecine Gériatrique du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse. Son champ de recherche est centré sur les manifestations neuropsychiatriques de la maladie d’Alzheimer au sein du Centre de Recherche Clinique du Gérontopôle.

Après son diplôme de docteure en médecine, obtenu à l’Université de Séville en Espagne, Dre Soto a complété sa formation clinique par un internat au Centre Hospitalier Universitaire de Madrid-Getafe, où elle a obtenu un certificat d’études spécialisées en médecine gériatrique en 2005. La même année elle a intégré le Service de Médecine Interne et de Gériatrie du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, sous la direction du Professeur Bruno Vellas. Au cours des 11 dernières années, Dre Soto a exercé dans l’Unité de Soins Aigus Alzheimer, avec une orientation particulière pour les symptômes neuropsychiatriques associés aux pathologies démentielles, tant dans le champ clinique que dans celui de la recherche. Elle est membre de l’équipe INSERM de recherche sur le vieillissement (UMR 1027). En 2009 elle a obtenu une maîtrise en statistiques et épidémiologie de l’Université Paul Sabatier de Toulouse. Dans cette même université, Dre Soto a présenté sa thèse de Docteur ès Sciences sur l’évolution cognitive de la maladie d’Alzheimer.

Actuellement, Dre Soto est impliquée en tant qu’investigatrice principale ou co-investigatrice dans divers programmes de recherche portant sur la maladie d’Alzheimer et ses manifestations neuropsychiatriques. Elle a, à ce titre, obtenu plusieurs subventions de recherche du Ministère de la Santé et de la Commission Européenne. Elle participe aussi, en tant qu’investigatrice principale ou co-investigatrice, à plusieurs essais thérapeutiques, en collaboration avec l’industrie pharmaceutique, visant à développer de nouveaux traitements médicamenteux ou non médicamenteux pour les symptômes psychocomportementaux de la démence.

Résumé

Quelles structures en France pour le patient atteint d’Alzheimer ou syndromes apparentés présentant des troubles du comportement ? Dans le secteur sanitaire, la filière « SCPD » peut accueillir les patients ayant des SCPD perturbateurs ou productifs, notamment, au sein d’un court séjour Alzheimer, d’une UCC ou des unités d’hospitalisation en gérontopsychiatrie ou de psychiatrie du sujet âgé. Cette offre va entièrement dépendre des ressources et des compétences du territoire.

Dans le secteur médico-social, des structures différentes ont été créées comme les UHR et les PASA. Cependant, devant le vieillissement démographique, qui va se poursuivre durant les prochaines années, un nombre croissant des patients à un stade avancé de la maladie ayant des sévères SCPD devra être pris en charge. Dans ce contexte, et malgré l’augmentation du nombre des UCC dans le nouveau « Plan Maladies Neuro-Dégénératives 2014-2019 », il apparaît urgent de développer les outils et structure de prise en charge des SCPD vers l’ambulatoire, avec un accent sur les mesures de prévention. Enfin, le rôle de la télémédecine pour le traitement des SCPD en EHPAD devient de plus en plus une alternative avantageuse et prometteuse, non seulement pour les patients mais aussi pour les équipes (via la formation et le transfert des compétences).

Objectifs de la conférence

  • Connaître la filière sanitaire et médico-sociale existante pour la prise en charge des SCPD en France

  • Connaître les défis actuels de cette filière

  • Réflechir à l’évolution de cette filière et de ses structures dans les années à venir afin de l’adapter et de mieux répondre aux besoins des patients, des familles, des soignants et du système de santé